mardi, 15 août 2006

initiation à la kabbale hébraîque

L'influence de la kabbale sur les rituels maçonniques est reconnue de tous; voyez par exemple l'analogie entre la position des officiers de loge et l'arbre des séphirots. Papus disait qu'on ne pouvait être maître maçon sans avoir de notions sur la kabbale...


La Kabbale est le livre de la tradition occulte d'Israël. Il devrait se trouver dans la main de tout homme qui désire approfondir le mystère de la vie, qui se demande quelle est l'origine et la destinée de l'existence, et qui voudrait explorer le royaume de l'invisible pour en comprendre les relations avec le Monde visible. Lumière cachée du peuple Hébreu, dépôt de sa science sacrée, qui donna à la Chrétienté la connaissance ésotérique, la Cabbale est restée en Europe le plus remarquable ouvrage des sciences hermétiques qui, d'une part, rendit le peuple Juif, exilé et persécuté, conscient de sa grandeur spirituelle et de son rôle historique et qui, d'autre part, procura aux chercheurs de la LUX VERITATIS, l'illumination et une source inépuisable d'enseignements, particulièrement concernant la divination, la valeur occulte des lettres formant la base de la langue hébraïque, ainsi que les correspondances entre le monde humain, angélique, astral et divin.

Histoire de la Kabbale - Notions générales sur la Kabbale.

La Kabbale est une des plus célèbres parmi les doctrines de l’Occultisme traditionnel ; elle est l’expression de la philosophie ésotérique des Hébreux. Son père ou mieux son fondateur est le patriarche Abraham, d’après les rabbins ; et les livres fondamentaux où se trouve l’exposition de tous ses mystères ne sont autres que ceux de Moïse. Les savants contemporains donnent à la Kabbale une antiquité bien moindre « Il paraît, au dire des plus fameux rabbins, que MoÏse lui-même, prévoyant le sort que son livre devait subir et les fausses interprétations qu’on devait lui donner par la suite des temps, eut recours à une loi orale, qu’il donna de vive voix à des hommes sûrs dont il avait éprouvé la fidélité, et qu’il chargea de transmettre dans le secret du sanctuaire à d’autres hommes qui, la transmettant à leur tour d’âge en âge, la fissent ainsi parvenir à la postérité la plus reculée. Cette loi orale que les Juifs modernes se flattent de posséder se nomme Kabbale, d’un mot hébreu qui signifie ce qui est reçu, ce qui vient d’ailleurs, ce qui se passe de mains en mains.» Une étude comme celle-ci est destinée à présenter les théories de ceux qui n’acceptent pas seulement les témoignages archéologiques, mais qui accordent surtout leur confiance à la voix secrète de l’Initiation. Comme Moïse était un initié égyptien, la Kabbale doit offrir un exposé complet des mystères de Mizraïm; mais il ne faut pas oublier non plus qu’Abraham fut pour beaucoup dans la constitution de cette science; et comme le nom de ce personnage symbolique et sa légende indiquent qu’il représentait un collège de prêtres chaldéens, on peut dire que la Kabbale renferme aussi les mystères de Mithras… D’autre part, Moïse recueillit dans les temples de Jethro, dernier survivant des sacerdoces noirs, les mystères de la race noire. Ainsi la tradition orale que le pasteur des Hébreux laissa aux soixante-dix élus par lui comprenait l’ensemble de toutes les traditions occultes que la terre avait reçues depuis son origine.

Voilà pourquoi la Kabbale est émanationiste comme l’Égypte, panthéistique comme la Chine ; elle connaît comme Pythagore les vertus des lettres et des nombres, elle enseigne les arts psychurgiques comme les Yogis hindous ; elle découvre des vertus secrètes des herbes, des pierres ou des planètes comme les astronomes de Chaldée et les alchimistes de l’Europe …

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